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lundi 2 mars 2015

[FIL INFO] Cérès, la planète naine au milieu des cailloux

© Nasa / JPL-Caltech / UCLA / MPS / DLR / IDA
Dans tout juste 4 jours, nous en sauront plus sur le mystère des taches blanches à la surface de Cérès

La sonde Dawn sera en orbite autour de la planète naine dès le 6 Mars prochain. 

Après avoir visité l’astéroïde Vesta en 2012, la sonde de la Nasa arrivera à destination, l’aboutissement d’une mission lancée en 2007. 

Située entre Mars et Jupiter, Cérès est une planète naine au milieu du tas de cailloux qu'est la ceinture d'astéroïdes.

Si Vesta est aujourd'hui le plus gros des astéroïdes, avec un diamètre moyen de 525 kilomètres, Cérès, elle, est un cas à part. 

Élevée en 2006 au statut de planète naine, c’est aussi la seule planète naine qui n'est pas dans la partie extérieure du système. 

Suffisamment massive pour être quasiment sphérique, avec 950 kilomètres de diamètre, c'est la plus petite de ces planètes naines.

Cérès qui constitue à elle seule 30% de la masse de la ceinture d'astéroïdes dans son ensemble, serait composée à 30% d'eau (principalement sous forme de glace), on pense même qu’il pourrait y avoir des océans sous une croûte gelée…

Si de la vapeur d'eau a été observée depuis le télescope spatial Herschel, le mystère des taches blanches à la surface de Cérès, reste entier. 


Dawn devrait donc apporter des réponses grâce à ses instruments d'analyse et de cartographie, qui vont notamment lui permettre de déterminer la composition des minéraux à sa surface, et même d'avoir des informations sur ce qui se passe jusqu'à un mètre de profondeur. 

Elle pourra également nous fournir des éléments sur la structure générale de Cérès.

Malheureusement, Dawn ne pourra pas répondre à la question « Y-a-t-il de la vie sur Cérès », pour cela, il faudra trouver suffisamment d’indices pour espérer une prochaine mission… 

Affaire à suivre…


mercredi 18 février 2015

[FIL INFO] Mars, un mystérieux nuage intrigue les scientifiques

© Grupo de Ciencias Planetarias-UPV / EHU / D.R
Plus les recherches avancent, et plus Mars ne cesse d’intriguer la communauté scientifique ! 

Cette fois-ci, c’est l’étrange nuage détecté pour la première fois en 2012 par des astronomes amateurs, qui suscite l’interrogation des chercheurs du monde entier. 

Outre le fait qu’on ne sait toujours pas de quoi est constitué le nuage, c’est son altitude, particulièrement élevée qui laisse perplexe les scientifiques. 

Celui-ci dépasse la frontière qui sépare l’atmosphère de l’espace, soit entre 200 et 250 km, au dessus de la surface martienne, tout simplement incroyable ! 

Si plusieurs hypothèses ont été émises par des chercheurs, aucune n’arrivent à convaincre la communauté scientifique. 

Et pour cause, les théories visant à expliquer l’origine même des fumées ne font pas l’unanimité. 

Eau glacée, glace carbonique ou poussière ? 

© D.R
Certains vont jusqu’à penser qu’il ne s’agirait que de simples aurores martiennes… 

Une aurore qui serait 1.000 fois plus forte que la plus brillante des aurores martiennes recensées, une théorie un peu farfelue selon l’astronome Nicholas Heavens, de l’Université Hampton

Un mystère typiquement martien, car, comme le souligne Antonio Garcia Munoz de l’Agence Spatiale Européenne à la BBC : 

« A 200km, nous ne devrions observer aucun nuage, l’atmosphère ne le permet pas. Que l’on en ait observé un pendant 20 jours au total est très surprenant ».

Pour l’heure, la communauté des astronomes est invitée à se pencher sérieusement sur le sujet dans le but de trouver rapidement une réponse à cette nouvelle énigme. 

© D.R
Une chose est sûre, avec cette nouvelle découverte, l’idée qu’on se faisait jusqu’à présent de l’atmosphère martienne, semble assez erronée, comme quoi, cela confirme qu’on a encore beaucoup de choses à découvrir sur la planète rouge.

Pour rappel, les premiers humains pourraient fouler le sol de Mars, dans moins de dix ans. 

Espérons que d’ici là, nous en sachions plus sur la quatrième planète du système solaire… 

Affaire à suivre…

LIRE AUSSI :
>> Mars, de l’eau… acide ? (Février 2015)
>> Vie sur Mars, ça se précise ! (Janvier 2015)



lundi 16 février 2015

[FIL INFO] Toujours pas d’explications pour le signal radio de l’espace


Un mois après avoir intercepté le signal, le mystère reste entier. 

Si les scientifiques ne penchent pas pour l'hypothèse extraterrestre, ils n'ont pas pour autant d'explication. 

Plus surprenant, alors que l’hypothèse avancée était l'effondrement d'une étoile à neutrons surdimensionnée, si grande qu'elle aurait engendré un trou noir, les chercheurs doutent de plus en plus de cette probabilité. 

Le signal, capté pour la première fois en Mai 2014 par le radiotélescope d'Arecibo basé à Porto-Rico, s’est depuis à nouveau manifesté. 

En 2007, un autre signal avait déjà été détecté. 

Les scientifiques continuent cependant d’étudier le phénomène et espèrent trouver rapidement une réponse, en attendant de nouvelles observations… 

Et vous, vous en pensez quoi ?!


mercredi 4 février 2015

[FIL INFO] Uranus, des tempêtes record pour 2015 ?

© Imke de Pater
On en parle que très rarement et pour cause, on ne sait pas grand-chose de la septième planète du système solaire. 

Comme l’a confié à la BBC, l’astronome Imke de Pater de l’Université de Californie à Berkeley : 

« Habituellement, il n’y a pas beaucoup à voir sur Uranus »

Pourtant, l’année 2014 a été particulièrement chargée en orages et en tempêtes, un record même ! 

Depuis l'équinoxe de 2007, lorsque que le Soleil a brillé directement sur son équateur, l’activité a été très intense sur Uranus

Ce n’est pourtant rien par rapport à l’année dernière. 

Lors de l’analyse des images infrarouges réalisées par les équipes du professeur Pater, ils ont remarqué pas moins de huit grandes tempêtes tourbillonnantes en Août dernier, principalement dans l’hémisphère Nord. 

L’une d’elles a même été la plus lumineuse jamais observée. 

Jusqu’à 30% de lumière supplémentaire que le reste de la planète. Des données qui ont été publiées dans la très sérieuse revue Icarus.

Selon l’étude réalisée par l’équipe Universitaire, les taches de lumière sur Uranus seraient des nuages d’un énorme épaisseur mais aussi très haut dans l’atmosphère. 

Tout au long de l’année 2014, ces nuages n’ont eu de cesse d’augmenter et de s’élever dans l’atmosphère. Comme l’a déclaré le professeur Pater : 

« Les lumières très lumineuses que nous avons vu dans la haute atmosphère doivent être de la glace de méthane (…) Tandis qu’une autre, observée par les astronomes amateurs pourrait être du sulfure d'hydrogène ».

© Nasa
Uranus prend 84 années terrestres à voyager autour du Soleil, durant la moitié de ce temps, un de ses pôles est dans l'obscurité. 

Mais pendant l'équinoxe de 2007, chaque pôle a été éclairé, et les astronomes s’attendent à ce que ces changements entraînent des perturbations climatiques houleuses, 2015 devrait être riche en découvertes. 

« Nous n’avons aucune idée de ce qui s’y passe en ce moment » déclare le professeur Pater.

Les tempêtes pourraient être entraînées par le changement des saisons, mais pour l’affirmer avec certitude, il faudrait pouvoir analyser l'hémisphère sud. Cela pourrait prendre de nombreuses années.

Alors que nous voyons souvent des images de Mars, Jupiter et Saturne, Uranus n'a jamais été visité par une sonde spatiale, exceptée furtivement par Voyager 2

Mais c’était en 1986 et le vaisseau n’a observé qu’un relief de brumes de nuages ​​denses.

A l’heure actuelle, le seul moyen d’analyser Uranus, c’est l’observatoire Keck d’Hawaii qui fournit des images de la septième planète du système solaire, combiné à celles prises par des astronomes amateurs…


mercredi 21 janvier 2015

[FIL INFO] Un signal radio… extraterrestre !

© ATNF / CSIRO
Un an après le radiotélescope d'Arecibo basé à Porto-Rico, le télescope Australien de Parkes a détecté à son tour, un signal radio venu des confins de l'univers alors même qu'il se produisait, ce qui est une première. 

Le mystérieux signal provenait d’une autre galaxie, à quelques 5,5 milliards d’années-lumière de la Terre

Un phénomène qui a par ailleurs fait l’objet d’une publication dans la très sérieuse Monthly Notices of the Royal Astronomical Society

L’étrange signal est constitué d’impulsions ultrarapides, d’à peine quelques millièmes de secondes et qui a libéré dans le même laps de temps, une quantité d’énergie qui serait équivalente à celle émise par le Soleil durant toute une journée. 

Si le mystère reste entier, l’équipe à l’origine de la découverte pense qu’il pourrait toutefois s’agir soit d’une évaporation de trou noir, d’une collision entre étoiles à neutrons ou encore de sursauts de magnétars. 

Depuis qu’il a été détecté, de nombreux scientifiques scrutent actuellement la région où a été capté le signal afin de réaliser diverses observations complémentaires.

En attendant et pour en savoir plus, sachez que vous pouvez consulter le communiqué de presse de l'Université de Copenhague : Snapshot of cosmic burst of radio waves.