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vendredi 6 mars 2015

[FIL INFO] Mars la rouge était bleue (video)

© NASA / GSFC
C’est désormais une certitude, avant d’être Mars la rouge que l’on connait, la planète était comme la Terre, c'est-à-dire bleue ! 

Plus précisément, il y a très exactement 4,3 milliards d’années, un océan recouvrait plus de 20% du sol Martien avec des régions allant jusqu’à 1,5 km de profondeur, comparable avec la mer Méditerranée

C’est ce que vient d’annoncer la Nasa dans une conclusion publiée Jeudi dernier dans la revue Science

Pour étayer ses propos, l’agence fait référence à une étude réalisée à l’aide du télescope Very Large au Chili

Les chercheurs l’ont utilisé afin d’analyser l’atmosphère actuelle de Mars. 

Celle-ci se compose de deux types d’eau, la classique que l’on connait tous, à savoir H20, et une autre plus lourde, avec un atome de deutérium, appelée HDO

En détectant ces deux types d’eau, les scientifiques sont arrivés à la conclusion que l’eau a bien recouvert une partie de la planète rouge. 

Si la question de savoir comment Mars a perdu autant d’eau reste une énigme à l’heure actuelle, ce qui est certain, c’est la planète dispose encore d’une calotte glacière et qu’il y a très certainement, encore un peu d’eau liquide souterraine. 

En attendant, il faudra encore patienter avec les prochaines missions à venir afin de vérifier avec certitude, la présence d’eau dans le sous-sol Martien, bref, une affaire à suivre….

Pour aller plus loin :

mercredi 4 février 2015

[FIL INFO] Uranus, des tempêtes record pour 2015 ?

© Imke de Pater
On en parle que très rarement et pour cause, on ne sait pas grand-chose de la septième planète du système solaire. 

Comme l’a confié à la BBC, l’astronome Imke de Pater de l’Université de Californie à Berkeley : 

« Habituellement, il n’y a pas beaucoup à voir sur Uranus »

Pourtant, l’année 2014 a été particulièrement chargée en orages et en tempêtes, un record même ! 

Depuis l'équinoxe de 2007, lorsque que le Soleil a brillé directement sur son équateur, l’activité a été très intense sur Uranus

Ce n’est pourtant rien par rapport à l’année dernière. 

Lors de l’analyse des images infrarouges réalisées par les équipes du professeur Pater, ils ont remarqué pas moins de huit grandes tempêtes tourbillonnantes en Août dernier, principalement dans l’hémisphère Nord. 

L’une d’elles a même été la plus lumineuse jamais observée. 

Jusqu’à 30% de lumière supplémentaire que le reste de la planète. Des données qui ont été publiées dans la très sérieuse revue Icarus.

Selon l’étude réalisée par l’équipe Universitaire, les taches de lumière sur Uranus seraient des nuages d’un énorme épaisseur mais aussi très haut dans l’atmosphère. 

Tout au long de l’année 2014, ces nuages n’ont eu de cesse d’augmenter et de s’élever dans l’atmosphère. Comme l’a déclaré le professeur Pater : 

« Les lumières très lumineuses que nous avons vu dans la haute atmosphère doivent être de la glace de méthane (…) Tandis qu’une autre, observée par les astronomes amateurs pourrait être du sulfure d'hydrogène ».

© Nasa
Uranus prend 84 années terrestres à voyager autour du Soleil, durant la moitié de ce temps, un de ses pôles est dans l'obscurité. 

Mais pendant l'équinoxe de 2007, chaque pôle a été éclairé, et les astronomes s’attendent à ce que ces changements entraînent des perturbations climatiques houleuses, 2015 devrait être riche en découvertes. 

« Nous n’avons aucune idée de ce qui s’y passe en ce moment » déclare le professeur Pater.

Les tempêtes pourraient être entraînées par le changement des saisons, mais pour l’affirmer avec certitude, il faudrait pouvoir analyser l'hémisphère sud. Cela pourrait prendre de nombreuses années.

Alors que nous voyons souvent des images de Mars, Jupiter et Saturne, Uranus n'a jamais été visité par une sonde spatiale, exceptée furtivement par Voyager 2

Mais c’était en 1986 et le vaisseau n’a observé qu’un relief de brumes de nuages ​​denses.

A l’heure actuelle, le seul moyen d’analyser Uranus, c’est l’observatoire Keck d’Hawaii qui fournit des images de la septième planète du système solaire, combiné à celles prises par des astronomes amateurs…


lundi 2 février 2015

[FIL INFO] Le cœur glacé de Jupiter fond

© D.R
Alors que la sonde Juno devrait arrivée sur la géante gazeuse dès 2016, voilà qu’une nouvelle étude d’un astrophysicien Australien, Hugh Wilson, publiée dans la revue Icarus, révèle que le noyau de Jupiter, fondrait deux fois plus vite que ce qui était prévu. 

Constitué de roche et de glace, les atomes qui forment le cœur de la plus grande planète de notre système solaire, s’échappent plus rapidement que ce qui avait été estimé, pour venir se mélanger à l’hydrogène et l’hélium qui constituent par ailleurs, le restant de la planète. 

Les astrophysiciens savaient déjà que le noyau glacé de Jupiter était en train de se dissoudre, mais les derniers calculs d’Hugh Wilson viennent compléter les précédentes recherches de la cinquième planète par sa distance au Soleil.

Jupiter toujours, mais dans un tout autre domaine puisqu’il s’agit de fiction ! 

En salles dès le 4 Février prochain, Jupiter : Le destin de l'Univers, est un long-métrage mêlant science-fiction, aventure et action. 


Réalisé par Andy Wachowski et Lana Wachowski, le film propose par ailleurs une belle brochette de stars : Mila Kunis, Channing Tatum, Sean Bean, Douglas Booth, Eddie Redmayne, Gugu Mbatha-Raw, Tuppence Middleton et Doona Bae.

Le synopsis : Née sous un ciel étoilé, Jupiter Jones est promise à un destin hors du commun. 
Devenue adulte, elle a la tête dans les étoiles, mais enchaîne les coups durs et n’a d’autre perspective que de gagner sa vie en nettoyant des toilettes. 
Ce n’est que lorsque Caine, ancien chasseur militaire génétiquement modifié, débarque sur Terre pour retrouver sa trace que Jupiter commence à entrevoir le destin qui l’attend depuis toujours : grâce à son empreinte génétique, elle doit bénéficier d’un héritage extraordinaire qui pourrait bien bouleverser l’équilibre du cosmos…

Pour vous donner un avant-goût, je vous invite à visionner la bande-annonce qui ne devrait pas manquer de susciter votre intérêt ;-)


mercredi 14 janvier 2015

[FIL INFO] L’Afrique à la conquête de la Lune !

© Africa's First Moon Mission
Lorsque l’on parle de conquête spatiale, on pense souvent aux Etats-Unis, à l’Europe, l’Asie ou encore à la Russie

D’ici peu, il faudra peut-être compter sur l’Afrique ! 

Un groupe Sud-Africain caresse le projet de construire une fusée « Made in Africa » avec comme objectif, placer un satellite autour de l’astre sélène ! 

La première mission spatiale Africaine n’en est pour l’heure qu’au stade de la collecte de fonds, 150 000 $ sont nécessaires pour lancer la première phase du projet à savoir, l’étude de faisabilité. 

La Fondation pour le développement spatial basée au Cap, se donne jusqu’à la fin Janvier 2015 pour boucler son budget. 

Comme l’explique Jonathan Weltman, directeur de la fondation, la mission doit être le fer-de-lance du développement technologique du continent Africain face à un scepticisme grandissant et à la fuite des cerveaux vers les pays développés. 

© Africa's First Moon Mission
Ce projet pédagogique initié en 2009 par le chef du laboratoire spatial de l’Université du Cap, Peter Martinez, n’en est qu’à ses débuts. 

Si un peu plus de 14 000 $ ont déjà été récoltés, les organisateurs assurent que le projet continuera, quel que soit le résultat de cette première collecte de fonds.

Pour rappel, l'Afrique du Sud possédait déjà un programme spatial sous le régime de l'apartheid, avant l'arrivée au pouvoir de Nelson Mandela en 1994.

Par ailleurs, c’est dans cette partie de l’Afrique à l’économie la plus développée, qu’à été installé en 2012, le super radiotélescope international SKA

Celui-ci permet de fouiller grâce à ses antennes, jusqu’aux confins du Big Bang et des trous noirs avec des moyens encore jamais mis en œuvre par l’humanité.

Le premier projet Panafricain est en route, pour apporter votre pierre à l’édifice, rendez-vous sur le site participatif du projet : Africa's First Moon Mission


vendredi 12 décembre 2014

[FIL INFO] Inversion des pôles, d’ici 100 ans ?

Je vous en parle régulièrement lors de mes conférences ou dans mes différents passages télé, cette fois-ci, c’est le très sérieux magazine Sciences et Avenir (N°814) qui en fait état dans son dernier numéro actuellement en kiosque

Alors que les scientifiques parlaient d’une inversion magnétique des pôles d’ici 1000 ans, voilà qu’aujourd’hui, des chercheurs Américains, Français et Italiens ont découvert que la dernière inversion qui a eu lieu il y a environ 786 000 ans, s’est produite en moins de 100 ans ! 

Une rapidité qui surprend la communauté scientifique, un siècle pour que les pôles magnétiques, point de convergence des lignes de champ magnétique terrestre de notre planète s’inversent, c’est peu. 

Couverture du magazine "Sciences et Avenir" N°814
Pour appuyer leur découverte, l’équipe de scientifiques mettent en avant les données qu’ils ont récolté dans le bassin de Sulmona, situé en Italie centrale. 

Grâce aux sédiments qui s’y sont accumulés rapidement, les chercheurs ont pu dater avec précision, grâce notamment aux éruptions volcaniques qui y ont laissé leur marque, les variations d’orientation et d’intensité du magnétosphère. 

Véritable bouclier de la Terre, celui-ci nous protège des bombardements des particules solaires. 

L’analyse des particules de magnétite présentes dans les strates géologiques du bassin de Sulmona ont permis de révéler avec une extrême finesse à ce jour inégalé sur cette période précise.

Cependant, pas de grands bouleversement en vue, même si cette découverte corrobore avec les récentes découvertes de la mission Swarm qui révélaient que notre champ magnétique était en train de perdre 5% de son intensité par décennie, une baisse dix fois plus rapide que ce que l’on pensait jusqu’ici, l’inversion des pôles n’est pas, encore, à l’ordre du jour. 

Selon les chercheurs, avant l’inversion des pôles, un affaiblissement du champ magnétique s’étale préalablement sur près de 2500 ans. 

Autrement dit, il faudrait que le champ magnétique soit environ 90% plus faible qu’aujourd’hui, nous n’avons donc pas à craindre d’inversion des pôles ? 

Affaire à suivre…


lundi 8 décembre 2014

[FIL INFO] Venus Express, silence radio de la sonde

©ESA / AFP

9 ans après avoir quitté le sol terrestre, la sonde spatiale Venus Express a définitivement rendu l’âme, c’est ce qu’a révélé l’ESA, l’Agence Spatiale Européenne. 

Victime d’une panne de carburant selon l’hypothèse la plus probable, la sonde a tout de même remplie avec succès sa mission et a même dépassé toutes les espérances. 

Pour rappel, la mission initiale était de deux rotations Vénusiennes, soit un peu plus de 500 jours terrestres. 

Durant sa fonction, Venus Express à étudié les lourds nuages qui constituent l’atmosphère de la sœur jumelle de la Terre, Vénus

© NASA
Venus Express a notamment permis de collecter une importante moisson de données comme la découverte d'un volcanisme actif à la surface de Vénus, dans des temps géologiques relativement récents. 

Très semblable à celle de la planète bleue de part sa masse et sa dimension, Vénus détient sans doute la clé de l’évolution de notre planète. 

La sonde devait permettre aux scientifiques de comprendre pourquoi celle-ci est devenue une véritable fournaise, avec ses températures au sol dépassant les 400°C ! 

Après avoir prolongé son espérance de vie, la destinée de Venus Express est déjà toute tracée, celle-ci devrait s'achever dans les mois à venir par un crash à la surface de la sœur jumelle de la Terre.